Prise de position du 10 mars 2020

Stop aux violences envers les personnes réfugiées !

Chaque jour, nous découvrons des images dramatiques de la situation aux frontières grecques. Depuis que la Turquie a ouvert ses frontières fin février, des milliers de personnes ont fui le pays pour rejoindre le territoire hellénique. Bloquées à la frontière, elles vivent dans des conditions de précarité extrême. Violences physiques, gaz lacrymogènes... Selon les médias, les forces de police font tout pour empêcher les personnes réfugiées d’entrer sur le territoire. Début mars, la Grèce a même annoncé qu’elle suspendait toute nouvelle demande d’asile pendant un mois.

Imposer le droit à l’asile

Le droit international garantit pourtant aux personnes réfugiées le droit de déposer une demande d’asile dans un autre Etat. En outre, selon la législation européenne sur l’asile, qui vaut notamment pour la Grèce, aucun individu ne peut être refoulé en l’absence d’une évaluation individuelle de sa demande. L’EPER demande au Conseil fédéral d’obtenir le respect du droit d’asile en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) et la cessation immédiate de toute violence commise sur les personnes réfugiées aux frontières avec l’UE. La Suisse doit également participer à la répartition solidaire des personnes en quête de protection dans les pays d’Europe et laisser entrer les requérants d’asile sur son territoire afin d’évaluer leurs demandes. Les nouveaux centres fédéraux pour requérants d’asile offrent les structures nécessaires pour ce faire.

Stoppt die Gewalt gegen Flüchtlinge in Griechenland
imago images/Xinhua

L’EPER demande des voies sûres et légales pour les personnes réfugiées

Depuis plusieurs années déjà, l’EPER demande à la Suisse de créer des voies d’accès sûres et légales pour les personnes réfugiées. Récemment, elle a notamment adressé une pétition en ce sens au Conseil fédéral (https://www.eper.ch/des-voies-sures-pour-sauver-des-vies). Les personnes qui sont « à protéger », notamment parce qu’elles fuient la guerre ou les persécutions, ont droit à la protection de leur vie et de leur intégrité physique. Elles doivent pouvoir déposer une demande d’asile dans un pays sûr. Comme l’Europe se barricade toujours plus, cette procédure est de moins en moins accessible. Bien souvent, ce sont les personnes les plus vulnérables qui restent dans les régions en crise : sans aide, elles ne peuvent tout simplement pas se rendre dans un pays sûr. La Suisse peut faire plus... Et elle doit le faire. Aussi, l’EPER demande que le contingent de réfugiés en Suisse soit augmenté à 10 000 personnes à protéger par année.

Aide humanitaire au nord de la Syrie

En sus des nombreuses violations des droits de l’homme qui sont commises aux frontières de l’Europe, le nord-ouest de la Syrie est le théâtre d’une catastrophe humanitaire dévastatrice. Depuis octobre 2019, les troupes syriennes et turques luttent pour la suprématie territoriale, soutenues par des alliances changeantes constituées de milices et de groupes de rebelles. La population civile est la principale victime de ces conflits. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 950 000 personnes ont dû fuir et dépendent désormais de l’aide humanitaire. L’EPER renforce donc l’aide d’urgence sur place et distribue des colis de denrées alimentaires et des articles d’hygiène dont les personnes ont besoin de toute urgence (https://www.eper.ch/aide-urgence-proche-orient).

Joëlle Herren
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