Communiqué de presse du 13 novembre 2018

L'EPER dit non à l’initiative dite «d’autodétermination»

L’initiative de l’UDC « pour l’autodétermination » soumise à votation le 25 novembre est trompeuse. De fait, elle menace directement la protection garantie par la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Des cas concrets sous forme de témoignages permettent d’illustrer l’importance de conserver des garde-fous contre l’arbitraire et les discriminations.

Die Selbstbestimmungsinitiative gefährdet Ihre Menschenrechte!
Sabine Buri

L’initiative de l’UDC veut placer sans condition le droit suisse au-dessus du droit international. Des centaines d’accords internationaux conclus par la Suisse dans le passé pourraient être remis en question, ce qui aurait des répercussions imprévisibles sur notre pays, son économie et sa tradition humanitaire. Au niveau des droits humains, c’est principalement la CEDH qui est visée. En cas de oui à l’initiative le 25 novembre, il n’existerait plus aucun tribunal indépendant auprès duquel une ou un citoyen de ce pays pourrait recourir, en dernier ressort, s’il estimait que ses droits fondamentaux avaient été bafoués par les différentes instances judiciaires suisses. La CEDH offre à la population suisse une réelle protection des droits fondamentaux.

Assurer les droits humains pour CHF 999 par mois ?

Sur une mise en scène provocatrice de l’EPER, l’acteur Gilles Tschudi s’est glissé dans la peau d’un courtier de l’assurance Justus afin de vendre des polices pour défendre les droits humains. Une mise en scène absurde ? Ce n’est en effet pas une simple assurance privée comme Justus qui pourrait se substituer à la CEDH si le peuple accepte l’initiative trompeusement nommée d’autodétermination.
 

Neuf personnes témoignent

Plusieurs personnes rendent compte de l’importance d’avoir la possibilité de recourir à une instance internationale neutre et indépendante si elles estiment que leurs droits fondamentaux ont été bafoués. Ursula Biondi raconte avoir été incarcérée à 17 ans en Suisse parce qu’elle était enceinte. D’autres relatent comment leur combat a été entendu à la CEDH. C’est le cas par exemple de Daniel Monnat, victime de censure dans l’affaire des fonds en déshérence ou de Renate Moor, qui a obtenu que son mari et toutes les autres victimes de l’amiante reçoivent des dommages et intérêts.

Pour que la Suisse continue d’être reconnue en Europe et dans le monde comme un partenaire fiable et capable de garantir les droits humains, l’EPER, avec plus de 100 organisations et la plupart des partis politiques, invite à dire NON le 25 novembre à l’initiative « pour l’autodétermination ».

Plus d’informations : www.assurance-droits-humains.ch
Télécharger la vidéo et les photos avec Gilles Tschudi : https://on.heks.ch/bilder-justus
Télécharger les portraits, histoires et vidéos : https://bit.ly/2JreDrw

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