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Christian Bobst
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L'EPER s'engage : « Intégration sociale » en République démocratique du Congo (RDC)

La République démocratique du Congo (RDC) est riche en ressources naturelles. Sa population est pourtant très pauvre. Les guerres et la mauvaise gestion publique ont causé une forte instabilité politique et sociale. Le taux de criminalité est élevé et les violences envers les femmes sont très répandues. S’ajoutent à cela les conflits autour de la terre, qui ravivent les tensions interethniques et la violence. L’EPER contribue à prévenir et à résoudre les conflits de ce type : ses organisations partenaires locales aident des jeunes – anciens miliciens ou soldats – à retourner à la vie civile, assurent un suivi psychosocial et médical pour les femmes victimes de violences et aident les familles paysannes à consolider leurs droits à des titres fonciers et à accroître leurs rendements agricoles.

La République démocratique du Congo est le théâtre d’un conflit armé depuis plus de 20 ans. L’insécurité auquel le pays fait face a engendré une crise humanitaire grave et durable. Suite aux expulsions et à la destruction de nombreuses propriétés et infrastructures, la majorité des 89 millions de Congolaises et Congolais se retrouve dans une précarité extrême. Les fuites et la violence ont également détruit les réseaux sociaux. L’EPER fournit une aide humanitaire dans la province du Nord-Kivu, particulièrement touchée par les affrontements.

EPER en République démocratique du Congo

Chiffres clés

L’est du Congo fait toujours les frais de la pauvreté et des conflits armés. En 2020, l’EPER est venue en aide à 600 000 personnes particulièrement touchées, vivant dans les régions reculées. Elles ont reçu du matériel agricole et des semences et ont bénéficié du programme de travaux rémunérés (cash for work) ainsi que de la construction d’installations sanitaires. En collaboration avec 800 habitantes et habitants, l’EPER a également obtenu l’accès à 209 hectares de terres pour la population locale. Elle a offert des formations sur les droits fonciers à 9500 personnes et soutenu 3260 familles paysannes dans la production agroécologique, tout en favorisant leur accès au marché.

Il est de plus en plus fréquent que le statut social, l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe ou la religion soient des facteurs d’exclusion. L’intégration des personnes avec un parcours migratoire peut être de surcroît entravée par une méconnaissance de la langue ou des particularismes culturels suisses, voire par la discrimination sur le marché du travail. L’EPER s’engage pour que les personnes concernées aient accès à l’éducation, à la formation, au travail et aux prestations des services publics. L’intégration est cependant l’affaire de la société dans son ensemble. Elle nécessite un esprit d’ouverture, mais aussi des éléments structurels qui permettent à tout un chacun de prendre une part active dans la société. La condition préalable est que l’égalité des chances et des droits soit garantie et que des critères d’âge, de sexe, de statut social, de nationalité ou de religion n’aient pas d’effet discriminatoire.