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Christian Bobst
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L'EPER s'engage : « Intégration sociale » au Liban

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a recensé 996 000 de réfugiés syriens au Liban. Cela représente un quart de la population libanaise. Dans les camps de Chatila et de Borj el Barajneh, deux quartiers de Beyrouth, la détresse est immense. Depuis 2015, L’EPER, en collaboration avec la Chaîne du Bonheur et l’Eglise évangélique vaudoise en Italie, apporte une aide d’urgence aux familles de réfugiés syriens et aux familles d’accueil. En outre, dans le cadre de la collaboration avec les Eglises, elle soutient l’Eglise évangélique de Beyrouth dans son travail : vie de la communauté ecclésiastique, responsabilité sociale des Eglises envers l’ensemble de la population, dialogue entre représentants des différentes Eglises, classes et activités de loisirs pour les enfants de réfugiés ou de travailleurs migrants font partie des objectifs visés. 

EPER au Liban

Chiffres clés

Dans le cadre des projets cash for work (travaux rémunérés), l’EPER a donné de l’argent à 800 personnes réfugiées afin qu’elles puissent s’acheter des denrées alimentaires et des médicaments et payer leur loyer. En 2019, les logements de 84 familles ont également été rénovés. Les organisations partenaires ecclésiastiques ont offert un soutien scolaire à 80 enfants réfugiés.

Il est de plus en plus fréquent que le statut social, l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe ou la religion soient des facteurs d’exclusion. L’intégration des personnes avec un parcours migratoire peut être de surcroît entravée par une méconnaissance de la langue ou des particularismes culturels suisses, voire par la discrimination sur le marché du travail. L’EPER s’engage pour que les personnes concernées aient accès à l’éducation, à la formation, au travail et aux prestations des services publics. L’intégration est cependant l’affaire de la société dans son ensemble. Elle nécessite un esprit d’ouverture, mais aussi des éléments structurels qui permettent à tout un chacun de prendre une part active dans la société. La condition préalable est que l’égalité des chances et des droits soit garantie et que des critères d’âge, de sexe, de statut social, de nationalité ou de religion n’aient pas d’effet discriminatoire.