Aide d'urgence au Bangladesh

Plus de 700 000 membres de la minorité musulmane rohingya vivent au Bangladesh depuis que l’armée de leur pays, le Myanmar, s’en est prise à eux en août 2017. Pour l’heure, un retour au Myanmar n’est pas envisageable. La survie dans les camps de réfugiés est une lutte de tous les instants. L’EPER fournit une aide d’urgence dans le camp de Jamtoli, où vivent 50 000 personnes. Le projet est soutenu par la Chaîne du Bonheur.

Les réfugiés du camp de Jamtoli situé dans le district de Cox’s Bazar vivent sur les pentes des collines dans des habitations rudimentaires faites de tiges de bambou et de bâches en plastique mises à leur disposition par la communauté internationale. Celles-ci constituent la seule protection des Rohingyas contre le soleil, les pluies de la mousson et les cyclones.

C’est de nouveau la mousson au Bangladesh. Les fortes pluies représentent un défi majeur pour la population des camps de réfugiés en particulier. L’EPER s’est préparée à l’arrivée de la saison des pluies avec les réfugiés du camp de Jamtoli. Pour prévenir les inondations les plus importantes à long terme, l’EPER construit depuis 2019 des systèmes d’évacuation des eaux usées comprenant des sentiers et des ponts. Par ailleurs, elle a distribué, au mois de mai 2019, des sacs de sable et des cordes aux habitants du camp pour que ces derniers puissent stabiliser leurs habitations afin de les rendre plus résistantes face aux cyclones. Les cabanes actuelles ne sont toutefois pas une solution durable. En effet, les bâches en plastique sont endommagées par les rayons du soleil, et l’humidité attaque les structures en bambou. En cette période de mousson, les réfugiés reçoivent donc des bâches et d’autres matériaux de construction pour mieux protéger leurs habitations de la pluie. Ces actions ont permis d’éviter de graves dégâts jusqu’à présent.
L’EPER est toujours sur place et suit la situation de près. Pour mener à bien sa mission, elle a besoin de vos dons.

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Camp de réfugiés de Jamtoli

L’hygiène empêche la propagation des maladies

Dans un premier temps, l’EPER et son partenaire Christian Aid ont installé dans le camp de Jamtoli des latrines d’un nouveau modèle, avec des réservoirs de grande capacité qui sont régulièrement vidangés. De même, 800 autres toilettes qui servent à 4000 familles sont périodiquement vidées. Ces mesures sont importantes pour éviter que les matières fécales ne contaminent les eaux de surface en cas de pluie. Des cabines de douche et des campagnes d’information et de sensibilisation à l’hygiène contribuent également à améliorer la situation dans ce domaine.

Des cuisines communautaires pour les femmes

Des conflits surgissent fréquemment avec la population locale. En effet, la situation contraint les réfugiés à prélever du bois dans les forêts alentour pour cuisiner, ce qui conduit à une déforestation rapide. Il faut savoir que la population réfugiée ne reçoit du Programme alimentaire mondial que du riz, de l’huile et des lentilles pour se nourrir – rien qui puisse se consommer sans cuisson. Pour désamorcer les conflits, l’EPER installe 52 cuisines collectives équipées de cuisinières à gaz. Ces cuisines permettent à 1300 familles de préparer deux repas chauds par jour.

Cuisines communautaires de l'EPER

Approvisionnement alimentaire

L’approvisionnement en nourriture reçu du Programme alimentaire mondial – riz, huile et lentilles – ne permet pas aux Rohingyas d’avoir une alimentation équilibrée. Les légumes vendus au marché sont inabordables pour cette population. L’EPER aide 2500 familles à réaliser des cultures potagères près de leur hutte. Comme les terres agricoles sont rares, les habitants du camp apprennent à cultiver des légumes qui poussent en hauteur – par exemple une espèce de courge qui a un bon rendement et dont les feuilles sont comestibles. Comme cette courge est une plante grimpante, elle se contente de peu de terrain. Pour réaliser ces potagers verticaux, un ménage a besoin de 10 tiges de bambou, d’une corde, de morceaux de filets de pêche, de semences et d’engrais. Les familles ainsi équipées reçoivent une formation et peuvent se mettre à cultiver des légumes sans attendre.

Nothilfe für Rohingya Flüchtlinge in Bangladesch
HEKS

Encouragement de cultures locales

La population locale subit elle aussi les conséquences de la crise des réfugiés. Les Rohingyas acceptent de travailler pour des salaires moindres, ce qui a un impact sur le salaire journalier moyen – ce dernier a chuté, passant de 500 à 150 taka. En même temps, la forte demande a provoqué une inflation de 300% sur le prix des légumes. L’EPER souhaite à présent inciter les communes hôtes à intensifier la production maraîchère. Le but est que les personnes soient plus nombreuses à cultiver des légumes, à les écouler sur le marché et à gagner de l’argent. Les denrées agricoles seraient alors plus accessibles, y compris pour les Rohingyas.

Nothilfe für Rohingya Flüchtlinge in Bangladesch
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